Nouveaux habits pour le Musée du pays welche

Préparation à l'ancienne du chou. © Musée du Pays Welche
Préparation à l'ancienne du chou. © Musée du Pays Welche
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Enfin ! L’incendie qui avait dévasté le musée en janvier 2013 n’est plus qu’un mauvais souvenir. La remise sur pied du bâtiment installé à Fréland a demandé pas moins de 15 mois de travaux. Redécouverte du site… flambant neuf !

Ce n’est pas une première mais on espère bien que ce sera la dernière. Car la bâtisse a connu, au cours de son histoire, trois menaces de démolition. Sous les seigneurs de Ribeaupierre d’abord. Elle s’est retrouvée ensuite dans le collimateur du clergé puis dans celui de la municipalité. Avant de devenir, il y a trois ans, la proie des flammes.

De longs travaux de réhabilitation ont remis à flot la bâtisse, superbement rétablie et fêtée pour son inauguration le 20 septembre dernier.

Le musée le valait bien en tant que conservatoire d’une culture particulière. En effet, le canton se démarque de tous les autres territoires alsaciens par son parler. Nous ne sommes plus ici en territoire linguistique germanique mais roman. Il suffit de s’attarder sur les noms des communes voisines : Orbey, Labaroche, Le Bonhomme… Ça sonne le français de « l’intérieur ». C’est que les ancêtres des habitants furent une peuplade gauloise, les Volques.

Le bâtiment ayant accueilli le musée fut à l’origine un ancien presbytère du 16e siècle.

Une visite immersive dans un autre temps

Inauguré en 1989, le musée offre un aperçu du quotidien tel qu’on le vivait dans une maison de maître, là où cohabitaient trois générations d’une même famille.

La visite débute avec la cuisine aux dimensions étonnantes pour une maison campagnarde de l’époque. Sa cheminée, sorte de « chauffage central », est un point stratégique d’où plusieurs pièces sont chauffées simultanément. Dans cette vaste demeure, la « pierre d’eau » constitue le seul point où l’on faisait à la fois la vaisselle et sa toilette. Dans la salle d’apparat, les souvenirs s’accumulent de même que les tableaux, les portraits divers et les médailles militaires. Et comme nous sommes dans un pays de montagne, une fromagerie est dédiée à la fabrication du munster.

La chambre du curé, le maître des lieux, bien chauffée, renferme le bureau de travail de cette autorité cléricale respectée, le seul être en somme, dans de petits villages comme celui-ci, à savoir lire et écrire.

La visite mène ensuite à l’atelier où l’on travaillait le bois. Les objets de distillerie sont également présents de même que la tonne à choucroute, pour ne pas omettre cet ustensile alsacien dans lequel étaient tassés en alternance le chou et le sel.

 

Mairie de Fréland

03 89 47 57 13

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